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    June 20

    les enfants du monde

    Des enfants du Monde je suis l’Ange

    De votre violence je les venge.

     

    Des enfants du Monde je suis le Cœur

    Sur votre terre je pleure.

     

    Des enfants du Monde je suis le Cupidon

    Je viens parler au nom d’une génération.

     

    Vos mains levées

                             Prêtent à tomber

                                                   Sur leurs visages

                                                                           Vous garantissent l’interdiction à nos nuages…

     

     

                                                                           Pensez…

                                                   Avant de frapper…

                            Un jour vous paierez…

    Un jour vous verrez…

     

    Des enfants du Monde je suis la Parole

    Ecoutez moi avant que je ne m’envole.

     

    Des enfants du Monde je suis la Dignité

    Pensez à les aimer.

     

    Des enfants du Monde je suis l’Arme

    Pensez à sécher leurs larmes.

     

    Des enfants du Monde je suis le Courage

    Trouver quelqu’un d’autres pour assouvir votre rage.

     

    Des enfants du Monde je suis le Silence

    Je suis leurs peines, leurs larmes et leurs errances.

     

    Des enfants du Monde je suis tout ce qu’ils ont subi et qu’ils ont tu…

    Par votre faute, d’Ange, je suis devenu Statue…

     

     

     

                                

    le jeu de la folie

    LE JEU DE LA FOLIE
    H.F. Thiéfaine / P. Paradis
    "le jeu de la folie est un sport de l'extrême
    qui se pratique souvent au bord des précipices
    où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
    des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices"

     

     

     

    Le jeu de la folie

     

     

     

    A force de jouer avec l’extrême

    Nous allons devenir blême

    A force de flirter avec les précipices

    Nous allons nous adonner aux vices.

     

     

    Que reviennent notre raison 

    Avant que ne naisse la passion

    Qui ne ferait que du souci

    Mieux vaut bannir les non- dits

     

    Mieux vaut les bannir

    Avant même de les dire

    Avant même d’avouer

    Qu’il y eu des pensées…

     

    Aimez mes mots

    Mais évitez nous des maux

    Ne posez pas trop de questions

    Dont vous redoutez les réponses. A quoi bon…

     

    Confidence pour confidence

    En notre jeu, je n’ai pas confiance

    Je tire un trait sur toute possibilité

    De nous blesser…

     

    En début de partie, en pleine préparation

    Au moment où l’on plaçait nos pions

    Vos m’avez prévenu de l’échec et matte

    Je ne joue donc pas, pour être sur que je ne rate…

     

    Jouons au roi du silence

    Celui qui perd est celui qui découvre le sens

    Qui le dit dans le concret

    Le perdant est celui qui sort de l’abstrait

     

    Jouons au funambule

    Celui qui perd paraîtra ridicule

    Tomber d’une corde raide n’a jamais fait bonne figure

    Attention de ne pas foncer droit dans le mur !

     

     

     

    Je vous lance un duel

    Vous ne pouvez plus faire appel

    Mais si vous choisissez l’épée

    N’oubliez pas que je suis Sensibilité

     

    Le but du jeu est il vraiment de blesser celui d’en face ?

    Il n’y a aucune raison que pour vous je m’en fasse

    Vous semblez invulnérable contre coups et blessures

    Mais moi les mots me fissurent…

     

    Taisez vous donc, Bandit !

    Faites plaisir, soyez gentil

    Evitez de poser trop de questions

    Vous savez pertinemment que c’est vous qui pousserez le premier le pion du non

     

    Ecoutez moi parler et taisez vous

    Faisons tout ça en silence voulez vous

    Réglons nos problèmes et nos ressentis

    Par des absences de bruit.
    June 09

    la sorcière aux seins blancs

    La Sorcière aux seins blancs

     

     

    Elle sortait de l’océan

    A peine vêtue

    D’une trace d’argent

    Et tout le monde se tus.

     

    Elle se promenait

    Ainsi dévêtue

    Suivant la marée

    Bref, elle était nue.

     

    Ses yeux rieurs

    Se moquaient de choquer

    Mais d’un air songeur

    Elle semblait danser.

     

    Les hommes et les femmes

    Tous désemparés

    Etaient sous le charme

    D’une silhouette à peine distinguée.

     

    Sous le clair de lune

    Elle dansait, désinvolte

    Une esquive de plume

    Et trente-six mille voltes.

     

    Elle se mélangeait au paysage

    Seins blancs comme le sable

    Comme la mer, Sauvage

    Légendaire… Une fable !

     

    Elle réveillait les tumultes

    Influençait l’océan

    Provoquait toutes les chutes

    Jouait avec le vent.

     

    Le ciel en rougissait

    Les gens ne disaient rien

    Les mouettes riaient

    Les nuages même ne tentaient rien.

     

    Elle provoquait l’accalmie

    Tous se seraient pendus… à son cou

    Mais elle marchait toujours tout droit, comme pour sauver sa vie

    N’offrant même pas un regard, sa présence comme un coup.

     

    Elle mettait le feu ou bien l’éteignait

    Selon les couples et les saisons

    Certains la suivaient, ou, du moins, le tentaient

    Personne ne comprenait sa raison…

     

    On lui promit les plus belles étoiles

    A plusieurs reprises

    Les plus belles toiles

    Les plus belles prises…

     

    Elle marchait sans s’en soucier

    Poursuivant la course des cieux

    La sorcière, ce n’est pas sorcier

    Avait un jour été envoûtée, elle-même, par des yeux bleus…

     

    May 26

    et le néant

    Et le néant…

     

     

     

    La feuille blanche, entre mes mains,

    Fait revenir ces étranges matins,

    Où les mots se bousculaient, devenaient l’éruption volcanique,

    Où tout n’était qu’attente de ce moment fatidique :

    La tête qui retombe sur l’oreiller,

    La fièvre qui accompagne mon chevet.

    Cet instant où l’on se lasse d’avoir tellement vécu en si peu de temps,

    Où l’on se demande quel est ce vent qui nous glace le sang,

    Où il ne nous reste que les larmes pour nous rafraîchir,

    Et le néant pour nous endormir…

     

     

    Lise Dua

    les rêves...

    Les Rêves

     

     

     

    Quand bien même la folie aurait raison de moi,

    Quelle torpeur n’est ce que d’entendre une voix voler en éclat ?

    Un fracas, un éclair…

    Soudain, tout redevient clair !

    Je me remets de mon sommeil réveillé,

    Je guette les ombres qui assurent ma veillée…

    Je n’entends plus qu’une voix, je ne frôle qu’une ombre,

    Et déjà tout redevient sombre !

    « Je suis victime de ces personnages,

    De ceux qui hantent mes nuages !

    Ils reviennent, fantômes incessants,

    Esprits abandonnés par les rêves des enfants !

    Ils viennent s’abriter en mon foyer,

    Et nous ne sommes déjà plus qu’un pâle reflet de la réalité…

    Nous ne contrôlons pas les Rêves,

    C’est eux qui, parfois, nous accordent une Trêve ! … »…

     

    Lise Dua

    May 15

    c'est comme

    C’est comme…

     

     

    C’est comme un rêve qui se brise,

    Comme un silence qui s’enlise.

     

    C’est comme une réalité qui reprend le dessus,

    Comme mon corps qui n’en peut plus, qui sue.

     

    C’est comme le réveil après l’amour,

    Comme la nuit après le jour.

     

     

    Assis sur mon nuage,

    Je pleurais ma rage,

    Contre les hommes et la terre,

    Contre leurs vies amères.

     

    Assis sur mon nuage,

    J’étais de passage,

    Car un lendemain pluvieux,

    Car des sentiments haineux.

     

    C’est comme des mots qui s’envolent,

    Comme une pensée frivole.

     

    C’est comme un rire amer,

    Comme le grondement de la mer.

     

    C’est comme tout ce que je ne supporte pas,

    Comme un mirage devant mes pas.

     

    Assis sur ma montagne,

    Je sens les larmes qui me gagnent,

    Car trop d’errances,

    Car trop d’espérances

     

    Assis sur ma montagne,

    Je vois mon bonheur qui s’éloigne,

    Car trop de hic,

    Car le contexte « historique ».

     

     

     

    C’est comme mon cœur qui bat,

    Comme ma vie qui s’en va.

     

    C’est comme une chanson qui s’évanouie,

    Comme la peur que tu m’oublies.

     

    C’est comme l’envie d’hurler,

    Comme ce que je garde dans mes pensées.

     

    Assis au dessus du monde,

    Je pensais des choses immondes,

    Car envie de tueries,

    Car envie de bousiller une vie.

     

    Assis au dessus du monde,

    J’entendais mon cœur qui gronde,

    Comme le tonnerre,

    Comme en temps de guerre.

     

    C’est comme des mots qu’on jette,

    Comme un rêve que je regrette.

     

    C’est comme l’envie d’oublier,

    Comme retourner dans un proche passé.

     

    C’est comme un regret d’avoir voulut savoir,

    Comme la haine qu’on a envers soi quand on a voulut trop espéré, certains soirs…

     

     

    Assis en Enfer,

    Je jetais un regard amer,

    Sur ce qui était mon envie,

    Sur ce qui aurait pu être ma vie.

     

    Assis en Enfer,

    Je regardais par terre,

    En me disant que la démission des Anges,

    Etait loin d’être étrange.

     

    C’est comme l’étrange certitude,

    Comme une certaine attitude.

     

    C’est comme prendre de l’altitude,

    Comme vivre sous d’autres latitudes.

    C’est comme des rêves de petite fille,

    Comme tout ce qui définit la vie.

     

    Assis au bord du Paradis,

    J’allais tomber dans le puit,

    Car s’en vouloir d’avoir questionné,

    Car savoir la réponse qui viendrait.

     

    Assis au bord du Paradis,

    Je pleurais sur une vie,

    Car vouloir jusqu’au bout,

    Car espérer malgré tout.

     

    C’est comme un aveu,

    Comme un aveu qui briserait mes vœux.

     

    C’est comme le ciel gris,

    Comme ce que je crie.

     

    C’est comme l’envie d’un parfum,

    Comme une présence qui fait du bien.

     

    Assis devant la mer,

    Je regrettais une vision chère,

    Parce que j’ai trop rêvé,

    Parce qu’on appelle cela « confirmer ».

     

    Assis devant la mer,

    Le goût des larmes amères,

    Parce que j’aurais du me taire,

    Parce que je tombe à terre.

     

    C’est comme le silence qu’on regrette,

    Comme une idée qui était ma fête.

     

    C’est comme un mal de tête,

    Comme l’idée d’être bête.

     

    C’est comme quelque chose de bête,

    Comme quelque chose que je regrette….

    May 13

    aveu de pénombre

    L’Aveu de la pénombre

     

     

    Un jour Dame Lune

    Alors que je mordais ma plume

    S’invite dans mon empire

    Dans un excès de soupir

     

    « Que se passe t il donc chère amie

    Pour que vous soupiriez ainsi ? »

     

    « C’est que vous me causez labeur

    Avec votre excès de cœur !

    Vos soupirs et vos ennuis

    Ne font que d’interrompre mes nuits !

    Avouez lui donc votre faille !

    Pour que je puisse dormir peu en faille…

    Vos regards déjà disent tout :

    Mettez donc fin à mon courroux ! »

     

    « Hélas veut il de mes regards ?

    Un sourire de lui, et je m’égare !

    Mes mots n’ont plus de sens

    Et je perds toute conscience ! »

     

    Dame Lune souria, satisfaite.

     

    « Eh bien ! Ma mission ici est bien faite !

    Mon ami le Vent déjà emporte vos mots

    Et de vous et de moi, c’est la fin des maux.

    Vous allez pouvoir aimer votre Merveille

    Et de ce fait je retrouve mon sommeil…. »

     

    Adieu Jeune Fille vermeille !

     

     

     

    écrit le 12 mai 2006 à 23h37

    cannibalisme abstrait

    Cannibalisme abstrait

     

     

     

    Je repense à ce moment

    Où je te bouffais des yeux

    Où je te croquais en deux

    Je retrace juste un instant

     

    Je repense juste à cette heure

    Où je dégustais ta peau

    Juste sur une simple photo

    Je repense à ce bonheur

     

    Je repense à cette trêve

    Et à tes éclats de rires

    Et à tes soleils sourires

    Dans ce pur moment de rêve

     

    Je repense en fait à toi

    A notre consommation mutuelle

    Au cannibalisme spirituel

    Je nous revois encore, et moi…

     

                                                                    

     

                                                                  

     

                                                                                                                             écrit le 12 mai 2006, à 23h28

    April 27

    femmes battues

    Voici un texte que j'ai écrit il y a quelques années... Je me suis longtemps demandée si je devais le mettre ou non... Il est vrai qu'il peut paraître choquant mais surtout, cela ne dénonce que quelques pourcentages et cependant plus que nous le pensons, voici donc pourquoi je vais le mettre. Cependant, messieurs, sachez que, quand je vois ce que deviennent certaines femmes de nos jours, je me dis que vous finirez par de devenir les innocents de cette planète... Heureusement que les enfants sont encore là pour rappeller les femmes à l'amour... Et que les femmes sont là pour rappeller les hommes à l'amour... La Terre avait prévu le pire et sa facon de retourner à un mieux... Nous sommes l'équilibre de ce monde... Seul certain(e)s ne tournent pas rond dans cette valse blonde... Voici donc...
     
     

    La Grandeur des Grandes Gueules

     

     

    Ah ! Ils sont grands les gredins,

    Les idiots, les pantins

    De leurs désirs et pulsions !

    Ah ! La belle prétention !

    Sans pudeur ni morale…

    A l’abattoir l’animal !

    Ta femme tu dégraderas !

    Sache mon fils : l’homme c’est toi !

    Tape aux genoux !

    Pousse la à bout !

    Crève lui les yeux !

    Déchire ses cieux !

    Et sourie lui

    Et re-ment lui.

    Après tout, garçons

    Tromper la belle te rendra moins con !

    Si c’était vrai,

    Moins lourd seraient les frais

    Et beau serait l’effet !

    Tu es heureux, tu te l’ais  fait !

    Tu n’es que la vingtième a qui je promets le bonheur !

    Tu n’es que la vingtième qui pleure…

    Relativise, catin !

    Tu ne croyais pas que je m’arrêterais à si bon chemin !

    Relativise le ravage

    Et ravale ta rage !

    Aime moi, je le veux !

    Et tais toi ; c’est moi le Dieu !

    Je tiens ta vie entre mes mains.

    Tu t’es offert, je te tiens !

    Je contrôle ton destin !

    Tu m’as donné ton âme contre du satin !

    Je suis le diable, tu as signé !

    Je suis le mari, tu vas payer !

    Tu vas payer d’être femme !

    Tu vas regretter d’être née avec une âme !

    Tu vas regretter la douceur d’aimer,

    Tu vas regretter d’avoir acquérit le droit de materner.

    Tu vas regretter d’être née avec un vagin,

    Tu vas regretter de ne pas être née chien !

    A la gloire des mâles

    Qui ont enfanté le mal !

                A la gloire des hypocrites !

    Au sexe comme au rites !

    A la gloire des faux rêves !

    Au « je t’aime » comme au « crève ! »

    Aux songes !

    Comme aux mensonges !

    A la gloire des pardons

    Dont bénéficient les cons !

    A la grandeur des morales

    Que nous font les gens sales !

    Aux plumes de Cupidon

    Que Satan a recouvert de goudrons !

    A la domination des flammes !

    A la soumission des femmes !

    A l’enfer

    Comme à la terre !

    A la grandeur

    De vos mots pourries jusqu’au cœur.

    A vos «  je te jure »

    Qui ne sont que des injures !

    « Je te promet la pluie

    Selon mes envies ! »

    A la grandeur des grandes gueules !

    A la rage que je dégueule…

     
     
     
                                                                 
     
    Quand une image, une situation, ou un procès m'écoeure...
    Moi, je n'y peux rien, sur mon papier, je pleure...
     
    April 25

    a celui qui ne veut rien rater

    A ceux qui ne veulent rien rater

     

     

     

    Après tout pourquoi ne pas se laisser porter

    Se laisser aller

    Se laisser sourire

    En portant notre regard vers l’avenir

     

    Après tout pourquoi regretter

    Toute notre vie déjà passé

    Alors que nos mains se tendent pour recevoir de l’espoir

    Alors qu’une lumière se fait voir

     

    Après tout pourquoi lutter

    Contre un courant que l’on sent nous emporter

    Quand nous ne sommes qu’un nuage

    Simple composant d’une vie en mirage

     

    Après tout nous deux dans notre rêve débile

    Avec nos espérances indélébiles

    Notre imagination à deux sous

    Pourquoi pas nous

     

    Après tout pourquoi ne pas se blesser à sang

    S’envoyer valser au vent

    Se faire sourire se faire souffrir

    Se faire vivre et se faire mourir

     

    Après tout pourquoi ne pas s’influencer

    Dans nos sentiments cadencés

    Sans cesse se chercher

    Ne jamais se trouver

     

    Après tout pourquoi ne pas aimer nos blessures

    Et adorer nos écorchures

    Sans jamais se parler ou s’avouer

    Sans jamais cesser d’espérer

     

    Alors que tu sais d’avance que je suis un jeu perdu

    Que je suis un nuage qui s’effacera comme il est venu

    Que tu vas payer tes espoirs

    Que je viendrais te hanter matin et soir

     

    Mais après tout

    Pourquoi pas nous

    Dans un rêve

    Dans une trêve…

     

     

     

    April 06

    dialogue d'avenir

    Une petite fille

    Assise sur son lit

    Larmes ruisselantes

    Qui désenchante

    7 ans à peine

    Déjà grosse peine

    Aujourd’hui un garçon l’a embrassé

    Voici que les ennuis vont commencer !

    « J’veux pas tomber amoureuse ! 

    J’suis trop p’tite et ca rend pas heureuse

    Et puis ca fait pleurer les yeux

    J’l’ai vu en regardant mes vieux

    Moi je veux être chasseuse d’orages

    Et i’a qu’une place sur mon nuage

    J’vais pas changer d’avenir

    Pour des mots qui sont en train de mentir. »

     

    Un p’tit bout de femme

    Un petit cœur de flamme

    Un regard décidé

    Qui laisse rien passer

    Et moi avec mon pauvre sourire

    Qui m’demande si j’dois pleurer ou rire

    Si cette lucidité d’enfance

    Ne nous quittée pas les soirs d’errance

    Ne serions pas au bout de nos peines ?

    Débarrasser de nos chaînes ?

    Et sa voix me revient

    Comme un chant lointain…

     

    « Moi je veux pas imaginer

    Tout de facon j’suis seule dans ma réalité

    Tu m’as toujours apprit à regarder les oiseaux

    Et tu m’disais de pas leurs infliger de barreaux

    Lui c’est une cage à cœur

    J’ai pas envie d’limiter mon bonheur

    Tu peux me faire la morale du « en général »

    J’ai jamais affirmé être banale ! »

     

    30 ans plus tard, elle remet ca

    Le temps passe, et elle lache pas…

     

    « Oui, j’lui ai donné la main

    Ca n’engage en rien demain

    J’lui ai pas dit que je l’aimais

    J’ai pas chercher à l’épater

    Ca fait 37 ans qu’avec ton saxo

    Tu me chante que tout est beau

    Moi j’vois que des gens hurler

    Et des couples pleurer

    Arrête d’espérer l’avenir

    Moi j’ai décidé de n’pas souffrir… »

     

    Moi avec mon saxo…

    Ca fait 57 ans que j’imagine un monde nouveau.

    Dès qu’j’ai ouvert les yeux, ca m’est tombé d’ssus

    Moi les larmes, j’étais née, j’en pouvais d’ja plus

    Toi tu me reproches de t’avoir élevé dans l’espoir

    T’as jamais lu mes idées noires…

    Sur scène, parler de malheur,

    Devant l’objectif on me dit « Pleure »

    Sur mon papier parler de peur

    Pour toi, il ne me restais que le bonheur…

     

    J’sais pas si j’ai tout bien fait

    A force de toujours te chanter d’espérer

    Que le monde c’est un ciel plein d’étoiles

    T’as fini par te douter que i’avait un voile

    Que moi je ne voulais pas te faire voir

    Toi t’as tout de suite détecté le brouillard

    Tu finis par me ressembler :

    Jazz, scène, photos, et mots usés…

    Lise Dua.

     

    April 02

    la vie

    Accalmie de vie

     

     

    Tout le monde attend

    Impatient

    Que l’on vienne nous sauver

    Dans un monde en train de crier

    Qu’il part en fumée

    Qu’il est tant de cesser de pleurer

    Qu’il faut agir

    Pour continuer de vivre

    Espérer

    Sans redouter

    De retomber

    Se relever

    Serrer les dents

    Non pas d’attend

    Accalmie dans le brouillard

    Au bout s’illumine un phare

    Pour sourire il n’est pas tard

    Effacer du visage cet œil hagard

    Se prendre en mains

    Vers le demain

    Je ne cite ici qu’une vie

    Un moment, une accalmie

    Où mes mots s’oublient

    Où nos visages sourient

    Nous sommes tous des enfants de l’avenir

    Si l’on se permet de le construire…

     

     

     

    Lise Dua.

     

    le temps

    Appréhension face au temps qui passe

     

     

     

     

     

    Les heures courent dans nos vies

    Et le temps parait long

    Quand une fille

    Attend un garçon…

     

    Assise sur un banc

    Face au ciel

    Elle attend

    L’étincelle…

     

    Sous la pluie battante

    Sous les étoiles

    Une image dansante

    Peinte  sur toile…

     

    Yeux ouverts

    Fixant un rêve

    Une vie en vers

    Une trêve…

     

    Mèches sauvages

    Dans le regard

    L’espoir d’un nuage

    Dans un proche plus tard…

     

    Chaleur électrisante

    D’un sourire qui en dit long

    Soirée charmante

    D’un silence sans son…

     

     

     

    Lise Dua.