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    May 26

    les rêves...

    Les Rêves

     

     

     

    Quand bien même la folie aurait raison de moi,

    Quelle torpeur n’est ce que d’entendre une voix voler en éclat ?

    Un fracas, un éclair…

    Soudain, tout redevient clair !

    Je me remets de mon sommeil réveillé,

    Je guette les ombres qui assurent ma veillée…

    Je n’entends plus qu’une voix, je ne frôle qu’une ombre,

    Et déjà tout redevient sombre !

    « Je suis victime de ces personnages,

    De ceux qui hantent mes nuages !

    Ils reviennent, fantômes incessants,

    Esprits abandonnés par les rêves des enfants !

    Ils viennent s’abriter en mon foyer,

    Et nous ne sommes déjà plus qu’un pâle reflet de la réalité…

    Nous ne contrôlons pas les Rêves,

    C’est eux qui, parfois, nous accordent une Trêve ! … »…

     

    Lise Dua

    May 25

    quart d'heure littéraire

    Ah ! Confidence pour confidence : venir sur mon blog sans écrire, ça me faisait mal au cœur. Mais en ce moment, le théâtre prend beaucoup de temps dans ma vie : j’étais sur scène il y a une semaine, et jeudi qui vient, encore théâtre mais sur un autre texte (Beckett, un plaisir vous vous en doutez !).

    Hier, j’étais dans un public… Et… et je suis en train de cogiter un certain projet… un écrit ? Oui ! Oui je suis faible… Passion de Vie sera d’actualité le 16 juin, mais je n’ai plus envie d’attendre de réponses, j’ai envie d’écrire, de rendre hommage à certaines personnes, je manque cruellement de temps… Il me faudrait des journées de 50 heures !

    Je suis également très en colère en me rendant compte que mon appareil numérique m’a joué un mauvais tour : il a remplacé toutes mes belles photos par une photo ratée et j’avais supprimé de l’appareil… tout ! Sans vérifier. Tant pis, il n’y a pas de hasard, alors pas de regret.

     

     

    Faudrait aussi que je vous parle d’un certain bouquin : Les enfants du jazz de Fitzgerald. Ce sont des nouvelles de style américain, c'est-à-dire qu’il n’y a pas vraiment de chutes. La raison de cette lecture ? Quand on n’a pas le temps de lire, et que, pourtant, ce besoin est vital, les nouvelles, c’est sympathique… Et j’en avais marre de ce cadre fixe des nouvelles françaises ! Un peu d’imagination que diable ! Alors, je vous le conseille, c’est rafraîchissant, il n’y a pas d’autres définitions possibles !

     

    Il y a quand même un passage qui m’est resté, peut être parce qu’il traduisait cet age qui revient facilement dans mes écrits, tout comme une certaine idée que ceux qui me connaissent reconnaîtront et en souriront certainement, vu la façon dont cela est formulé…

     

    Je cite…

     

    «  -J’aime les hommes de votre âge, affirmait Hildegarde. Les jeunes gens sont si bêtes. Ils me racontent quelle quantité de champagne ils boivent à l’université, et combien d’argent ils perdent au jeu. Les hommes de votre âge savent apprécier les femmes.

    Benjamin était au bord de la demande en mariage ; il fit effort pour se dominer.

        - Vous êtes juste l’âge romantique, continuait elle : cinquante ans. A vingt- cinq, on est trop superficiel ; à trente, c’est la pâleur du surmenage ; quarante, c’est l’époque des longues histoires qui prennent à raconter le temps d’un cigare entier ; soixante, c’est… Bah, soixante, c’est trop près de soixante-dix ; mais cinquante, c’est mûr à point. Cinquante ans, j’adore.

        Cinquante ans parurent à Benjamin l’âge idéal ; il regretta passionnément de n’avoir pas cinquante ans.

         - J’ai toujours dit, poursuivait Hildegarde, que je préférerais épouser un homme de cinquante ans qui veillerait sur moi plutôt qu’un homme de trente ans sur qui je veillerais. » 

     

     

    C’est l’histoire d’une fille de 20 ans qui tombe amoureuse d’un garçon de 18 ans qui a l’aspect d’un homme de 50 ans…

    De un, j’ai aimé ce passage pour l’histoire. De deux, pour la « définition des âges » qui m’a beaucoup fait rire et de trois… de trois parce que, dans certains mots, je me suis retrouvée, même si on ne peut appliquer ces paroles à la lettre… et au chiffre ! Et le message est clair… Et la fin de cette nouvelle et très belle et très poétique.

    Bref, lisez ce bouquin, c’est un rayon de miel pour lequel on trouve du temps dans les hivers rudes.

     

    Il faut également que je vous parle d’un écrivain formidable par sa simplicité et sa présence : Denis Hergott.  Il a 43 ans, a publié son premier livre à 23 ans, et c’est une personne qui mérite d’être plus connu qu’il ne l’est déjà.

    Son livre qui m’a le plus touché est : Et ainsi va la vie  où photos et poésie se mêlent.

    Il a également écrit : Mon histoire avec Nina    La fille au piercing   et Les sables blancs

    Toutes ces œuvres sont d’un style extrêmement différents : on passe de la poésie, à la nouvelle française, à la nouvelle américaine, à la science fiction… Bref, il y en a pour tous les goûts !

    Voici pour le quart d’heure littéraire… A bientôt. Votre exploratrice. Lise Dua.
    May 15

    c'est comme

    C’est comme…

     

     

    C’est comme un rêve qui se brise,

    Comme un silence qui s’enlise.

     

    C’est comme une réalité qui reprend le dessus,

    Comme mon corps qui n’en peut plus, qui sue.

     

    C’est comme le réveil après l’amour,

    Comme la nuit après le jour.

     

     

    Assis sur mon nuage,

    Je pleurais ma rage,

    Contre les hommes et la terre,

    Contre leurs vies amères.

     

    Assis sur mon nuage,

    J’étais de passage,

    Car un lendemain pluvieux,

    Car des sentiments haineux.

     

    C’est comme des mots qui s’envolent,

    Comme une pensée frivole.

     

    C’est comme un rire amer,

    Comme le grondement de la mer.

     

    C’est comme tout ce que je ne supporte pas,

    Comme un mirage devant mes pas.

     

    Assis sur ma montagne,

    Je sens les larmes qui me gagnent,

    Car trop d’errances,

    Car trop d’espérances

     

    Assis sur ma montagne,

    Je vois mon bonheur qui s’éloigne,

    Car trop de hic,

    Car le contexte « historique ».

     

     

     

    C’est comme mon cœur qui bat,

    Comme ma vie qui s’en va.

     

    C’est comme une chanson qui s’évanouie,

    Comme la peur que tu m’oublies.

     

    C’est comme l’envie d’hurler,

    Comme ce que je garde dans mes pensées.

     

    Assis au dessus du monde,

    Je pensais des choses immondes,

    Car envie de tueries,

    Car envie de bousiller une vie.

     

    Assis au dessus du monde,

    J’entendais mon cœur qui gronde,

    Comme le tonnerre,

    Comme en temps de guerre.

     

    C’est comme des mots qu’on jette,

    Comme un rêve que je regrette.

     

    C’est comme l’envie d’oublier,

    Comme retourner dans un proche passé.

     

    C’est comme un regret d’avoir voulut savoir,

    Comme la haine qu’on a envers soi quand on a voulut trop espéré, certains soirs…

     

     

    Assis en Enfer,

    Je jetais un regard amer,

    Sur ce qui était mon envie,

    Sur ce qui aurait pu être ma vie.

     

    Assis en Enfer,

    Je regardais par terre,

    En me disant que la démission des Anges,

    Etait loin d’être étrange.

     

    C’est comme l’étrange certitude,

    Comme une certaine attitude.

     

    C’est comme prendre de l’altitude,

    Comme vivre sous d’autres latitudes.

    C’est comme des rêves de petite fille,

    Comme tout ce qui définit la vie.

     

    Assis au bord du Paradis,

    J’allais tomber dans le puit,

    Car s’en vouloir d’avoir questionné,

    Car savoir la réponse qui viendrait.

     

    Assis au bord du Paradis,

    Je pleurais sur une vie,

    Car vouloir jusqu’au bout,

    Car espérer malgré tout.

     

    C’est comme un aveu,

    Comme un aveu qui briserait mes vœux.

     

    C’est comme le ciel gris,

    Comme ce que je crie.

     

    C’est comme l’envie d’un parfum,

    Comme une présence qui fait du bien.

     

    Assis devant la mer,

    Je regrettais une vision chère,

    Parce que j’ai trop rêvé,

    Parce qu’on appelle cela « confirmer ».

     

    Assis devant la mer,

    Le goût des larmes amères,

    Parce que j’aurais du me taire,

    Parce que je tombe à terre.

     

    C’est comme le silence qu’on regrette,

    Comme une idée qui était ma fête.

     

    C’est comme un mal de tête,

    Comme l’idée d’être bête.

     

    C’est comme quelque chose de bête,

    Comme quelque chose que je regrette….

    May 13

    aveu de pénombre

    L’Aveu de la pénombre

     

     

    Un jour Dame Lune

    Alors que je mordais ma plume

    S’invite dans mon empire

    Dans un excès de soupir

     

    « Que se passe t il donc chère amie

    Pour que vous soupiriez ainsi ? »

     

    « C’est que vous me causez labeur

    Avec votre excès de cœur !

    Vos soupirs et vos ennuis

    Ne font que d’interrompre mes nuits !

    Avouez lui donc votre faille !

    Pour que je puisse dormir peu en faille…

    Vos regards déjà disent tout :

    Mettez donc fin à mon courroux ! »

     

    « Hélas veut il de mes regards ?

    Un sourire de lui, et je m’égare !

    Mes mots n’ont plus de sens

    Et je perds toute conscience ! »

     

    Dame Lune souria, satisfaite.

     

    « Eh bien ! Ma mission ici est bien faite !

    Mon ami le Vent déjà emporte vos mots

    Et de vous et de moi, c’est la fin des maux.

    Vous allez pouvoir aimer votre Merveille

    Et de ce fait je retrouve mon sommeil…. »

     

    Adieu Jeune Fille vermeille !

     

     

     

    écrit le 12 mai 2006 à 23h37

    cannibalisme abstrait

    Cannibalisme abstrait

     

     

     

    Je repense à ce moment

    Où je te bouffais des yeux

    Où je te croquais en deux

    Je retrace juste un instant

     

    Je repense juste à cette heure

    Où je dégustais ta peau

    Juste sur une simple photo

    Je repense à ce bonheur

     

    Je repense à cette trêve

    Et à tes éclats de rires

    Et à tes soleils sourires

    Dans ce pur moment de rêve

     

    Je repense en fait à toi

    A notre consommation mutuelle

    Au cannibalisme spirituel

    Je nous revois encore, et moi…

     

                                                                    

     

                                                                  

     

                                                                                                                             écrit le 12 mai 2006, à 23h28

    May 07

    Hommage à l'inconnu

    Voilà, l’aventure de « Passion de Vie » est finie, ou commence t elle ? Pourquoi ai-je mis les deux dernières ensemble ? Une urgence s’imposait : de un, j’espère que mon cher inconnu aura eu le temps de le finir. De deux, je lui devais un hommage.

     

     Car je sens en vous, cher inconnu, un poète moderne, étouffé par notre vie, un potentiel de rêves et d’espoir. Je ne vous connais pas, je ne vous veux rien si ce n’est une promesse de retour, que ce soit dans quelques jours ou plusieurs mois, vous faites parti de ces passagers de vie qui témoignent de la beauté du monde. Continuez à rêver, je continue à écrire et certains textes vous seront dédiés à vous et votre passage mystérieux. Et quand vous reviendrez dans mon monde, laissez une adresse où mes paroles pourront vous poursuivre, même si il n’y a aucun nom, prénom ou visage, peu m’importe…

     

    Je vous dis à bientôt. Un personnage de votre univers. Lise.

    April 27

    femmes battues

    Voici un texte que j'ai écrit il y a quelques années... Je me suis longtemps demandée si je devais le mettre ou non... Il est vrai qu'il peut paraître choquant mais surtout, cela ne dénonce que quelques pourcentages et cependant plus que nous le pensons, voici donc pourquoi je vais le mettre. Cependant, messieurs, sachez que, quand je vois ce que deviennent certaines femmes de nos jours, je me dis que vous finirez par de devenir les innocents de cette planète... Heureusement que les enfants sont encore là pour rappeller les femmes à l'amour... Et que les femmes sont là pour rappeller les hommes à l'amour... La Terre avait prévu le pire et sa facon de retourner à un mieux... Nous sommes l'équilibre de ce monde... Seul certain(e)s ne tournent pas rond dans cette valse blonde... Voici donc...
     
     

    La Grandeur des Grandes Gueules

     

     

    Ah ! Ils sont grands les gredins,

    Les idiots, les pantins

    De leurs désirs et pulsions !

    Ah ! La belle prétention !

    Sans pudeur ni morale…

    A l’abattoir l’animal !

    Ta femme tu dégraderas !

    Sache mon fils : l’homme c’est toi !

    Tape aux genoux !

    Pousse la à bout !

    Crève lui les yeux !

    Déchire ses cieux !

    Et sourie lui

    Et re-ment lui.

    Après tout, garçons

    Tromper la belle te rendra moins con !

    Si c’était vrai,

    Moins lourd seraient les frais

    Et beau serait l’effet !

    Tu es heureux, tu te l’ais  fait !

    Tu n’es que la vingtième a qui je promets le bonheur !

    Tu n’es que la vingtième qui pleure…

    Relativise, catin !

    Tu ne croyais pas que je m’arrêterais à si bon chemin !

    Relativise le ravage

    Et ravale ta rage !

    Aime moi, je le veux !

    Et tais toi ; c’est moi le Dieu !

    Je tiens ta vie entre mes mains.

    Tu t’es offert, je te tiens !

    Je contrôle ton destin !

    Tu m’as donné ton âme contre du satin !

    Je suis le diable, tu as signé !

    Je suis le mari, tu vas payer !

    Tu vas payer d’être femme !

    Tu vas regretter d’être née avec une âme !

    Tu vas regretter la douceur d’aimer,

    Tu vas regretter d’avoir acquérit le droit de materner.

    Tu vas regretter d’être née avec un vagin,

    Tu vas regretter de ne pas être née chien !

    A la gloire des mâles

    Qui ont enfanté le mal !

                A la gloire des hypocrites !

    Au sexe comme au rites !

    A la gloire des faux rêves !

    Au « je t’aime » comme au « crève ! »

    Aux songes !

    Comme aux mensonges !

    A la gloire des pardons

    Dont bénéficient les cons !

    A la grandeur des morales

    Que nous font les gens sales !

    Aux plumes de Cupidon

    Que Satan a recouvert de goudrons !

    A la domination des flammes !

    A la soumission des femmes !

    A l’enfer

    Comme à la terre !

    A la grandeur

    De vos mots pourries jusqu’au cœur.

    A vos «  je te jure »

    Qui ne sont que des injures !

    « Je te promet la pluie

    Selon mes envies ! »

    A la grandeur des grandes gueules !

    A la rage que je dégueule…

     
     
     
                                                                 
     
    Quand une image, une situation, ou un procès m'écoeure...
    Moi, je n'y peux rien, sur mon papier, je pleure...
     
    April 25

    a celui qui ne veut rien rater

    A ceux qui ne veulent rien rater

     

     

     

    Après tout pourquoi ne pas se laisser porter

    Se laisser aller

    Se laisser sourire

    En portant notre regard vers l’avenir

     

    Après tout pourquoi regretter

    Toute notre vie déjà passé

    Alors que nos mains se tendent pour recevoir de l’espoir

    Alors qu’une lumière se fait voir

     

    Après tout pourquoi lutter

    Contre un courant que l’on sent nous emporter

    Quand nous ne sommes qu’un nuage

    Simple composant d’une vie en mirage

     

    Après tout nous deux dans notre rêve débile

    Avec nos espérances indélébiles

    Notre imagination à deux sous

    Pourquoi pas nous

     

    Après tout pourquoi ne pas se blesser à sang

    S’envoyer valser au vent

    Se faire sourire se faire souffrir

    Se faire vivre et se faire mourir

     

    Après tout pourquoi ne pas s’influencer

    Dans nos sentiments cadencés

    Sans cesse se chercher

    Ne jamais se trouver

     

    Après tout pourquoi ne pas aimer nos blessures

    Et adorer nos écorchures

    Sans jamais se parler ou s’avouer

    Sans jamais cesser d’espérer

     

    Alors que tu sais d’avance que je suis un jeu perdu

    Que je suis un nuage qui s’effacera comme il est venu

    Que tu vas payer tes espoirs

    Que je viendrais te hanter matin et soir

     

    Mais après tout

    Pourquoi pas nous

    Dans un rêve

    Dans une trêve…

     

     

     

    April 06

    dialogue d'avenir

    Une petite fille

    Assise sur son lit

    Larmes ruisselantes

    Qui désenchante

    7 ans à peine

    Déjà grosse peine

    Aujourd’hui un garçon l’a embrassé

    Voici que les ennuis vont commencer !

    « J’veux pas tomber amoureuse ! 

    J’suis trop p’tite et ca rend pas heureuse

    Et puis ca fait pleurer les yeux

    J’l’ai vu en regardant mes vieux

    Moi je veux être chasseuse d’orages

    Et i’a qu’une place sur mon nuage

    J’vais pas changer d’avenir

    Pour des mots qui sont en train de mentir. »

     

    Un p’tit bout de femme

    Un petit cœur de flamme

    Un regard décidé

    Qui laisse rien passer

    Et moi avec mon pauvre sourire

    Qui m’demande si j’dois pleurer ou rire

    Si cette lucidité d’enfance

    Ne nous quittée pas les soirs d’errance

    Ne serions pas au bout de nos peines ?

    Débarrasser de nos chaînes ?

    Et sa voix me revient

    Comme un chant lointain…

     

    « Moi je veux pas imaginer

    Tout de facon j’suis seule dans ma réalité

    Tu m’as toujours apprit à regarder les oiseaux

    Et tu m’disais de pas leurs infliger de barreaux

    Lui c’est une cage à cœur

    J’ai pas envie d’limiter mon bonheur

    Tu peux me faire la morale du « en général »

    J’ai jamais affirmé être banale ! »

     

    30 ans plus tard, elle remet ca

    Le temps passe, et elle lache pas…

     

    « Oui, j’lui ai donné la main

    Ca n’engage en rien demain

    J’lui ai pas dit que je l’aimais

    J’ai pas chercher à l’épater

    Ca fait 37 ans qu’avec ton saxo

    Tu me chante que tout est beau

    Moi j’vois que des gens hurler

    Et des couples pleurer

    Arrête d’espérer l’avenir

    Moi j’ai décidé de n’pas souffrir… »

     

    Moi avec mon saxo…

    Ca fait 57 ans que j’imagine un monde nouveau.

    Dès qu’j’ai ouvert les yeux, ca m’est tombé d’ssus

    Moi les larmes, j’étais née, j’en pouvais d’ja plus

    Toi tu me reproches de t’avoir élevé dans l’espoir

    T’as jamais lu mes idées noires…

    Sur scène, parler de malheur,

    Devant l’objectif on me dit « Pleure »

    Sur mon papier parler de peur

    Pour toi, il ne me restais que le bonheur…

     

    J’sais pas si j’ai tout bien fait

    A force de toujours te chanter d’espérer

    Que le monde c’est un ciel plein d’étoiles

    T’as fini par te douter que i’avait un voile

    Que moi je ne voulais pas te faire voir

    Toi t’as tout de suite détecté le brouillard

    Tu finis par me ressembler :

    Jazz, scène, photos, et mots usés…

    Lise Dua.

     

    April 02

    la vie

    Accalmie de vie

     

     

    Tout le monde attend

    Impatient

    Que l’on vienne nous sauver

    Dans un monde en train de crier

    Qu’il part en fumée

    Qu’il est tant de cesser de pleurer

    Qu’il faut agir

    Pour continuer de vivre

    Espérer

    Sans redouter

    De retomber

    Se relever

    Serrer les dents

    Non pas d’attend

    Accalmie dans le brouillard

    Au bout s’illumine un phare

    Pour sourire il n’est pas tard

    Effacer du visage cet œil hagard

    Se prendre en mains

    Vers le demain

    Je ne cite ici qu’une vie

    Un moment, une accalmie

    Où mes mots s’oublient

    Où nos visages sourient

    Nous sommes tous des enfants de l’avenir

    Si l’on se permet de le construire…

     

     

     

    Lise Dua.

     

    le temps

    Appréhension face au temps qui passe

     

     

     

     

     

    Les heures courent dans nos vies

    Et le temps parait long

    Quand une fille

    Attend un garçon…

     

    Assise sur un banc

    Face au ciel

    Elle attend

    L’étincelle…

     

    Sous la pluie battante

    Sous les étoiles

    Une image dansante

    Peinte  sur toile…

     

    Yeux ouverts

    Fixant un rêve

    Une vie en vers

    Une trêve…

     

    Mèches sauvages

    Dans le regard

    L’espoir d’un nuage

    Dans un proche plus tard…

     

    Chaleur électrisante

    D’un sourire qui en dit long

    Soirée charmante

    D’un silence sans son…

     

     

     

    Lise Dua.